Quand l’année devient chemin

Quand l’année devient chemin

2026-01-10 2 Par Brigitte Harouni

    Les pieds te porteront là où est ton cœur. Proverbe zoulou

La nouvelle année est souvent porteuse d’élan : elle éveille le désir de changement, stimule la motivation et invite à se mobiliser. Et si, cette fois, je vivais l’entrée dans cette nouvelle année comme le départ sur un nouveau chemin?

Si 2026 est un chemin pèlerin que je choisis d’entreprendre, quelle en est la destination finale? Vers quoi me portent mes pas? Qu’est-ce qui m’appelle, qui donnera du sens à mes actions et nourrira mes journées?

Comme sur la route, j’avance dans 2026 avec cette confiance fragile mais tenace qu’en me mettant en marche, en faisant chaque jour le plus petit pas possible dans la direction de ce que je désire, quelque chose s’éclairera. Je chemine avec l’intime conviction que lentement mon projet se dessinera, que progressivement mes aspirations prendront forme.

Si 2026 est un chemin à découvrir, qu’est-ce que je choisis d’emporter avec moi dans mon bagage? Quel est mon essentiel pour cette traversée? Qu’ai-je envie d’apporter, d’avoir avec moi pour soutenir ma marche, alléger mon cœur ou embellir mon parcours? Et qu’ai-je décidé de laisser derrière moi, en 2025? Qu’est-ce qui ne me sera plus utile, qui occupait inutilement de l’espace, m’alourdissait le pas, freinait mon élan ou me pesait sur les épaules? Ai-je aussi prévu de laisser un peu de place dans mon sac pour un petit souvenir? Qu’est-ce que j’espère trouver en chemin que j’aimerais rapporter avec moi?

Et, comme sur tout chemin compostelan, je peux aussi me permettre de choisir avec qui je fais la route! Qui ai-je le goût d’avoir à mes côtés pour vivre cette aventure? Qui serait pour moi un compagnon de voyage agréable, avec lequel je partagerais la joie des beaux moments, qui m’aiderait à traverser les défis, qui saurait me supporter dans mes temps de fatigue et de découragement? Qui saura marcher à mon rythme, en respectant mes silences comme mes élans, et m’aider à poursuivre lorsque le pas se fait plus lourd ?

Partir en pèlerinage, ça se planifie. Ça soulève de nombreuses questions. Et malgré les meilleures réponses possibles, nul ne saurait éviter les imprévus et les détours de la route. Mais, comme le disait si justement Saint-Augustin : « Il vaut mieux suivre le bon chemin en boitant, que le mauvais d’un pas ferme. » Alors, pour la nouvelle année, je vous souhaite… de boiter!

Brigitte Harouni