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Bottes et Vélo - EmblêmeÉric Laliberté et Brigitte Harouni

 

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La Voie du St-Laurent (jour 9): Le chemin qui transforme

Il 20140709_092611y a plus d’une semaine que nous nous sommes lancés dans cette aventure. Plus d’une semaine où chaque jour nous refaisons nos bagages, enfourchons nos vélos et partons sur les rives du « chemin qui marche ». L’émerveillement, les plaisirs de la route, le goût du dépassement, les pertes de repères, le poids des bagages, les rencontres, les blessures… Plus d’une semaine à traverser les nombreux états du pèlerins. Et ce n’est pas fini!

Cependant, sur le chemin, les souffrances de certains jours en viennent parfois à prendre le dessus… On ne se le cachera pas, l’exigence physique d’une telle entreprise, peu importe notre âge, peu importe le nombre de kilomètres que nous faisons par jour, peu importe la qualité de notre condition physique, nous éprouvons tous les courbatures quotidiennes à un moment où à un autre. Et c’est normal, notre corps se transforme. Déjà, après huit jours, nous percevons des changements dans nos capacités physiques: perte de poids, plus 20140709_124947d’endurance, plus fort, moins fatigué… Physiquement, la transformation s’expérimente assez rapidement et les résultats se perçoivent aisément. Ainsi, malgré ces courbatures et ces douleurs plus ou moins intenses, le chemin nous porte, le chemin nous transporte. Il continue de nous interpeller et nous fait passer par des états qui vont parfois d’un extrême à un autre. Alors que notre cheville, notre genou, notre hanche… peut nous faire souffrir, il nous fera, malgré tout, tomber en extase à la vue d’un papillon qui danse dans les premières lueurs du matin. Il nous fera fermer les yeux et inspirer à plein poumon pour nous imprégner du parfum de ces fleurs. Il nous fera sourire en voyant cet écureuil qui nargue le chien. Et c’est dans ces petits événements que le miracle se produit: on oublie tout pour quelques instants. Il n’y a plus rien d’autre qui compte. Cet instant, nous20140708_185637 l’éprouvons pleinement. Combien de fois accordons-nous de l’importance et du temps à ces moments pour nous perdre en contemplation, nous laisser absorber? Tout arrêter pour être là, conscient de la vie qui se joue en nous et autour de nous? Ici, chaque jour est fait pour être contemplé et savouré. Chaque jour nous réserve son lot de surprises et de petits bonheurs. Personnellement, c’est ce qui nous incite à poursuivre. C’est ce qui nous fait vibrer au rythme du pèlerinage.

Dans le cadre du projet Bottes et Vélo et de la Fondation Élan, c’est autre chose…

Ce matin, nous quitterons l’Ontario pour revenir en territoire québécois. Une première étape de notre pèlerinage se termine et nous nous préparons à venir vous rencontrer sur les abords du fleuve.

En entreprenant ce périple, nous avions deux buts : faire la promotion du pèlerinage au Québec en développant la Voie du St-Laurent et soutenir la Fondation Élan de l’IRDPQ. Chaque jour, nous vous parlons de notre expérience de pèlerinage et vous êtes nombreux à nous suivre. Par cette échange et ce contact, nous atteignons ainsi notre objectif de promotion. Soutenir la Fondation, demande un peu plus cependant et en ce moment le thermomètre de la campagne ne bouge pas beaucoup…

Soutenir la Fondation, c’est contribuer financièrement à la construction d’un chemin nouveau pour les pèlerins de l’IRDPQ. Un chemin qui permet de transformer des vies, de redonner une qualité de vie, une autonomie, dans l’adaptation de leur environnement. La Fondation offre régulièrement du soutien à un niveau où les usagers n’auraient aucune aide autrement. Chacun de vos dons compte dans l’élaboration de ce projet.

Fondation Élan- logoLe premier rassemblement de notre parcours en terre québécoise aura lieu demain (11 juillet) dans le Vieux-Montréal, Place Jacques-Cartier, à 14 h. Ce sera l’occasion de venir échanger avec nous sur le pèlerinage et d’offrir votre soutien à la Fondation Élan. Nous vous attendons nombreux et généreux! (Pour faire un don en ligne, visitez le site de la Fondation Élan:

http://www.fondationelan.com/Evenement-8-La_voie_du_St-Laurent,_le_chemin_qui_marche_!

Bottes et Vélo - Emblême

Éric Laliberté

La Voie du St-Laurent (Jour 3): Partir en lion

Trois jours et trois-cents kilomètres plus loin, nous voici arrivés à Cobourg un joli village en bordure du Lac Ontario qui vous donne l’impression d’être au bord de la mer avec sa plage de sable blond et son ciel qui vient toucher le lac à l’horizon.

Après avoir traversé Toronto, qui a une magnifique piste cyclable en bordure du lac mais dont les travaux au centre-ville ont rendu la visite pénible, nous nous sommes engagés à nouveau sur des petites routes et sentiers de campagne. Rarement la route passe sur de grandes artères ou20140703_163418 par des quartiers industriels. La Voie du St-Laurent, en Ontario, emprunte le trajet de la piste cyclable du Waterfront Trail: des sentiers et voies cyclables réservés, à 80%! Un parcours très bien fait et généralement bien balisé, sauf dans certains secteurs où il y avait
des travaux. Chaque kilomètre nous entraîne sur des suites de plages et de méandres en forêt qui nous émerveille, tellement que nous prenons souvent du retard sur nos planifications de parcours et arrivons plus tard que prévu…

Nous sommes partis en lion: 150 km la première journée! 100 la deuxième. 70 aujourd’hui… Tout est beau, la température est belle, on a le goût de tout voir! On a l’ambition dans le plafond! C’est merveilleux! On se donne à fond!

Le corps par contre ne l’entend pas de la même façon. Lentement, il s’épuise. Il n’a jamais assez de temps pour récupérer. Les muscles sont plus raides et plus douloureux. Ils mettent plus de temps à se remettre de cet effort intense.

Et si ce n’était que les muscles! Essayez d’imaginer ce que je ressens chaque fois que je m’assoie sur ma selle de vélo. Ouf! Mais c’est encore bien pire lorsque je descends de mon vélo, l’effet d’être décollé comme un velcro. Ça fait mal!!!! 🙂

Bon suffit de parler de mes arrières, revenons seulement sur cette douleur et cet emportement dans le projet à tout vouloir faire dès la première journée. Cette facette du pèlerinage m’a fait réfléchir à ce que vivent les pèlerins de l’IRDPQ…20140703_111646_5

Comme le disait, à la blague, Brigitte dans un des vidéos mis en ligne sur notre page facebook: « La différence entre le pèlerinage et des vacances: c’est que le pèlerinage ce n’est pas des vacances! » Il y a l’idée derrière le pèlerinage d’effort, de répétition, de persévérance, même quand ça devient difficile. Quelque part en nous, on ne se donne pas le droit d’abandonner, car on sait que le chemin recèle aussi son lot de bonheurs, de découvertes et d’apprentissages qui nous feront grandir. La pèlerin qui abandonne reste sur sa faim. Il n’est pas allé au bout et ne saura jamais ce qui aurait pu advenir de cette expérience, d’avoir fait cet effort…

20140703_111009Le pèlerin qui va faire ses exercices régulièrement à l’IRDPQ sait très bien que ce n’est pas comme aller au gym pour s’entraîner. Nous savons que, dans un cas comme dans l’autre, celui ou celle qui voudra aller trop vite risque d’abandonner. La réussite, celle de la Vie, est dans la lenteur. Que c’est dans l’avancement par petits pas que les miracles se réalisent. Que c’est d’une qualité de vie dont on parle, de retrouver une autonomie perdue. Allez trop vite éteint peut-être l’espérance dans les moments où les progrès semblent moins évidents… D’où le risque d’abandonner.

En avançant sur la route du pèlerinage, qu’il soit celui de la réadaptation ou autre, le pèlerin qui abandonne se prive d’une part de liberté. Prendre son temps, permet de retrouver cette part de liberté.Bottes et Vélo - Emblême

Éric Laliberté

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