16e Tour de l’Isle-aux-Coudres de l’AQC – 7 mai 2016

Le Traditionel Tour de l’Isle-aux-Coudres de l’Association du Québec à Compostelle (AQC) – Région de Québec arrive à grand pas! Le samedi 7 mai est le rendez-vous auquel elle nous convie, encore une fois cette année, avec grand plaisir.
Tour de l'Isle-aux-Coudres - AQC

Dans l’histoire du pèlerinage de longue randonnée, ce traditionnel tour de l’ile est devenu un incontournable au Québec: une activité rassembleuse, festive et conviviale dans un décor magnifique au centre du St-Laurent. Un événement qui sans conteste marque l’ouverture de la saison des pèlerinages au Québec!

Tour de l'Isle-aux-Coudres - AQCVenez parcourir ces 23 km au rythme du vent et des marées de l’Isle-aux-Coudres. L’activité est de niveau débutant et est accessible à tous. Il y a des haltes avec toilettes prévues un partout sur le parcours.  Des navettes sont également disponible pour venir en aide aux personnes qui ne se sentiraient pas la capacité de compléter le parcours ou en cas d’incident.

À surveiller, plusieurs hébergements de la région offre des rabais aux pèlerins qui viendront passer le weekend dans la région de Baie-St-Paul. De plus, la boulangerie de l’ile offre également des boîtes à lunch ($) pour le dîner qui se tiendra à l’école primaire, le jour du parcours. Suffit de réserver sa boite en les contactant: cliquez ici => Boulangerie Bouchard

Tour de l'Isle-aux-Coudres - AQCDes frais? Cette activité est gratuite! L’AQC de Québec passera cependant la chapeau en fin de journée. Nous vous invitons à être aussi généreux qu’ils le sont en temps et en énergie pour la réalisation de cette activité! Pour plus de détails concernant l’activité, vous pouvez contacter: Denise Tardif 418 806-3876 ou écrire à l’adresse suivante: quebec.marche@duquebecacompostelle.org ou consulter le site internet de l’Association du Québec à Compostelle: http://www.duquebecacompostelle.org 

Tour de l'Isle-aux-Coudres - AQCBottes et vélo sera présent pour une troisième année consécutive. Mais, en réalité, pour Brigitte et moi, c’est pour une 7ième année d’affilée que nous prenons plaisir à relever ce défi. Nous prendrons le bateau de 8h30, si c’est possible… Comme nous sommes de plus en plus nombreux à prendre part à cette activité, alors on ne sait pas ce qui nous attend et nous nous adapterons. L’an dernier nous étions près de 1000 participants! Pour vous joindre à nous, consultez l’événement sur notre page facebook: Le traditionel tour de l’Isle-aux-Coudres de l’AQC

Alors, c’est un rendez-vous: samedi, 7 mai!

Ultreïa!Bottes et Vélo - Emblême

Éric Laliberté et Brigitte Harouni

Nos blessures vont si bien ensemble!

La clarté ne nait pas de ce qu’on imagine le clair,
mais de ce qu’on prend conscience de l’obscur.
Carl Gustav Jung
Ah, les blessures du pèlerin! Elles sont nombreuses et de toutes sortes! Pas toujours physiques, elles sont parfois morales aussi. Après une longue journée de marche, le soir venu, chacun frotte son petit bobo en riant, en souriant, en grimaçant. Parfois même… en pleurant. Les blessures nous parlent, c’est certain, mais elles communiquent entre elles aussi. Elles nous rassemblent dans la quête d’un meilleur qui parle à travers nos corps.

Randonneurs fatiguésQuand la journée de pèlerinage prend fin, on voit, un peu partout dans l’auberge, des petits groupes se former. Chacun se regroupe selon sa blessure. Ceux-ci soignent leurs ampoules. Ceux-là s’échangent des crèmes. De ce côté-ci, on s’offre des massages. Dans un autre coin, on se raconte les hauts et les bas de la journée, certaines blessures du passé qui commencent à remonter… Les blessures du pèlerin sont multiples : ampoules, douleurs musculaires, épuisement, coup de soleil, déshydratation, etc. Mais il y a aussi toutes ces blessures par orgueil, par ennui, par déception, par rejet… Les blessures du chemin, même si on n’en garde que très peu de souvenir, font partie du voyage. Elles sont l’enjeu de la résolution du pèlerin. En elles, le pèlerin se découvre et se résout comme une équation. En elles, je découvre mon rapport à la vie, à l’autre.

Le pèlerinage nous plonge profondément en nous. Notre agitation quotidienne ayant disparue, nous voilà face à nous-même, nu devant l’autre. C’est dans ce face à face que nous allons nous éveiller, nous entraider. Et c’est ce qui fait la beauté du chemin ! enfantsSur la route, les pèlerins sont attentifs à ce qui se joue non seulement en eux, mais aussi autour d’eux. Sensibles à cette réalité, de l’être blessé qui s’est mis en marche en quête d’un meilleur, les pèlerins prennent soin les uns des autres.

Étrangement, nos blessures nous rassemblent. À travers elles, nous nous épaulons, nous nous encourageons, nous nous observons. Elles nous obligent à l’introspection : pourquoi ne me suis-je pas arrêté pour faire le plein d’eau? Pourquoi ne me suis-je pas reposé quand c’était le temps? Pourquoi n’ai-je pas mis de crème solaire? Pourquoi ai-je marché si longtemps? Toutes ces questions, que mes blessures allument, en disent long sur mon rapport à la vie, mais aussi, sur mon rapport aux autres. Si je me blesse de cette manière, c’est que je suis le résultat d’un milieu et d’un parcours de vie qui m’a incité à me construire dans un tel comportement. Personne ne cherche la souffrance! Pourtant, il y a des souffrances que j’aurais pu éviter si j’avais eu conscience de certaines blessures qui me viennent de mon histoire de vie.

ourson pelucheDans le quotidien de nos vies, la blessure nous tend un piège. Elle ne nous rassemble pas toujours pour les bonnes raisons. C’est une des premières prises de conscience que fera le pèlerin. Il arrive souvent que dans l’ajustement de nos blessures, nous entretenions, mutuellement et inconsciemment, nos souffrances. On se complète à travers la douleur, souvent à bon escient, malheureusement parfois aussi, on s’y meurtri davantage. Inconsciemment, je cherche celui, celle, qui me fera souffrir; qui entretiendra cette manière d’être en relation que j’ai développée pour compenser mes blessures. Comme s’il me convenait d’avoir quelqu’un dans mon entourage qui saura mettre le doigt sur le bobo et peser juste assez fort pour me faire réagir.

Celui ou celle qui a une mauvaise estime trouvera la personne qui saura maintenir sa posture de mal-aimé. Celui ou celle qui a été élevé dans la critique, et qui en a souffert, trouvera facile de se coller à une telle personne pour la critiquer en toute aisance. Celui, celle qui a de la difficulté à assumer ses responsabilités trouvera la personne qui le prendra en main. Celui, celle qui a besoin de se sentir utile et se sent responsable de tout, se fera un plaisir de « venir en aide » à cette personne. Deux personnes en manque d’amour se trouveront aisément, puisqu’elles cherchent toutes les deux ce que l’autre ne peut pas leur offrir. Inconsciemment, ma blessure cherche à être entretenue.

Comment se sortir de cette impasse? D’abord prendre conscience de ce rapport à l’autre. Tant que ma blessure demeure inconsciente, je cherche ce qui lui répond et la maintient. C’est ma zone de confort. Je me reconnais dans ces moments. Ma réaction me rassure. foule rassembléeJe suis en terrain de connaissance. Mais est-ce le chemin que je veux suivre? Méfions-nous de ces situations qui nous blessent, nous agressent, et auxquelles nous nous attachons, de ces blessures que nous entretenons. Si souvent on se regroupe pour se faire du bien, il arrive parfois que nos blessures vont si bien ensemble qu’elles se retrouvent pour se faire souffrir. Prendre conscience de ses blessures devient ainsi le premier pas sur le chemin de la libération.

La souffrance n’est pas inutile dans nos vies. Elle possède un langage qui est à la racine de notre humanité et permet d’en baliser la route en vue d’un bien-être. Refuser de voir sa blessure, ce serait comme s’entêter à suivre les X rouges sur le chemin de Compostelle : ça ne ferait que nous éloigner davantage de ce que nous recherchons.

Si le pèlerin se met en route, c’est pour traverser sa souffrance, la regarder en face et s’en libérer. S’il se met en route, c’est pour se mettre à l’écoute de son sanctuaire intérieur et atteindre cet espace de plénitude.Bottes et Vélo - Emblême

Éric Laliberté

Le pèlerin provoque les miracles du chemin

Il meurt lentement celui qui ne se laisse jamais aider.
Pablo Neruda
Le mois que nous venons de passer en compagnie d’Ann Sieben nous le démontre bien : le pèlerinage suscite un élan communautaire incroyable. Vous avez été nombreux à vous laisser prendre par cet élan que ce soit en offrant votre hospitalité, en vous rassemblant autour de cet événement, pour marcher avec nous, ou encore pour nous accueillir. J’entends Brigitte me dire : « le pèlerinage génère du communautaire! », et elle a raison! À travers le pèlerinage se redécouvrent toutes les racines d’un vivre ensemble où il fait bon se retrouver, partager, prendre le temps. Des liens simples, sans attente. Une présence aimante.

PèlerinageLe pèlerin appelle la rencontre, invite au sourire, au partage. Qui n’a pas eu le goût de faire quelques pas avec le pèlerin? Le pèlerin nous interpelle dans notre fibre sensible et humaine. Parfois même, il incite à la confidence. Il fait germer en nous des élans de générosité et met en branle tout un réseau d’entraide.

Combien de fois l’avons-nous expérimenté sur La Voie du St-Laurent, ou ailleurs! Les gens s’arrêtent pour discuter, offrir de l’eau, une barre-tendre… Parfois c’est nous qui demandions et qui, au final, recevions le triple de ce que nous avions demandé. Je me rappelle cette dame de Cap-aux-Os chez qui nous avions fait une halte. Nous avions demandé s’il était possible d’utiliser leur table de pique-nique pour nous reposer. Une fois les sacs à dos déposés, la dame s’est mise à jaser et poser des questions sur notre démarche. Après quelques minutes d’échange, elle et son mari apportait du café pour tout le monde. Une halte toute simple qui s’est transformée en rencontre amicale et dont nous gardons un merveilleux souvenir. Nous avons des dizaines d’histoires comme celle-là à raconter. Pourtant chacune d’entre elles a quelque chose de particulier, un lien du cœur…

CommunautéLe pèlerin avance lentement. Par sa lenteur, il devient accessible et… dérangeant. Un pas après l’autre, il avance et occupe notre champ de vision pendant de longues minutes. Inévitablement, des questions surgissent en le voyant approcher. Dès l’instant où nous l’apercevons son allure questionne, sa démarche interpelle. Même si plusieurs n’ont pas la fibre pèlerine et qu’ils n’ont pas l’intention de se lancer sur les grands chemins, la simple vue du pèlerin met en route notre pèlerin intérieur et ravive la flamme de notre humanité : « Il doit être fatigué? Il doit avoir faim, avoir soif? » Nous sommes curieux : « Qu’est-ce qu’il fait là? Pourquoi cette marche? Où va-t-il? » Et parfois l’entreprise nous dépasse : « Il est fou ou courageux! »

Dès qu’il s’approche, on sent le lien qui se crée, l’électricité qui passe. On ne peut éviter le bonjour et le sourire amical du « peregrino », celui qui marche en terre étrangère. En effet, le pèlerin est seul et s’avance sur un territoire inconnu. Hors de ses repères usuels, il devient vulnérable. Il a besoin de l’autre. C’est le cœur de sa démarche : faire confiance à celui qu’il croise sur sa route. Sans cette confiance, impossible d’avancer. Cette rencontre est la seule aide qu’il puisse espérer sur sa route, et c’est là que toute la magie du pèlerinage s’opère. EnsembleLe pèlerinage incite à la rencontre, à l’ouverture, à l’entraide. Il active et ravive notre humanité. Il rassemble. Autour d’une seule personne, tout un groupe se mobilisera pour offrir son aide et soutenir ce projet…

Le pèlerinage fait tout un travail de fond qui incite et ravive les liens puissants du communautaire. Le pèlerin dans toute sa vulnérabilité n’a qu’une seule force et elle se trouve dans le tissu communautaire qu’il ébranle sur son passage. Il nous interpelle au plus profond de notre être. La présence du pèlerin sur nos routes a un impact positif et social immense : il réactive les liens qui rendent sensible à l’autre. Le pèlerin provoque les miracles du chemin. Oui, mon amour, tu as raison : « le pèlerinage génère du communautaire », c’est merveilleux!Bottes et Vélo - Emblême

Éric Laliberté

Ann Sieben, la fin d’un pèlerinage…

Ann se sentait le cœur déchiré ces derniers jours. La fin d’un pèlerinage n’est jamais facile disait-elle. Il y a la joie de l’accomplissement, mais aussi toute la tristesse de voir cette expérience de vie qui prend fin. Fort heureusement, c’est par une belle journée printanière que ce périple s’est terminé et que l’équipe de la Basilique Ste-Anne est venue accueillir Ann. Merci à Richard L’Archer, maître d’œuvre de cet accueil! Pour souligner cet accomplissement, Ann eut entre autre le bonheur de retrouver plusieurs personnes qui étaient venues à sa rencontre mais, tout particulièrement ce couple qui l’avait hébergée. Ils se sont déplacés depuis Alma pour assister à son arrivée! C’est donc sur une note pleine d’émotion que cette belle aventure a pris fin, après 5170 km de marche!

Dans quelques jours, Ann reprendra la route – en train cette fois-ci – pour se rendre à Philadelphie où elle est attendue pour une conférence. Malgré qu’elle soit la pèlerine de l’hiver, ses étés sont passablement chargés. Cet été, elle accompagnera différents groupes de pèlerins en Europe et aux États-Unis. Parmi ceux-ci, un groupe qui se rendra aux JMJ qui auront lieu à Cracovie. À travers tous ces déplacements, Ann trouvera également le temps de planifier son prochain pèlerinage qui se tiendra au Japon. Vous pourrez toujours continuer de la suivre sur son blogue: http://www.winterpilgrim.blogspot.ca/

Ann Sieben - Notre-Dame-du-CapBottes et Vélo tient à remercier toutes les équipes des différents sanctuaires qui ont accueillis Ann Sieben tout au long de son parcours en sol québécois. Votre participation et votre soutien dans ce projet ont été d’une générosité sans borne! Du fond du cœur: Merci!

Ann Sieben - Ermitage St-AntoineMerci également à vous tous qui vous êtes déplacés, parfois sur plusieurs centaines de kilomètres, pour venir rencontrer Ann. C’est dans ce geste d’accueil chaleureux que le pèlerinage continue de grandir!

Enfin, c’est grâce à la collaboration de vous tous – sanctuaires et pèlerins, de fait ou de cœur – que Bottes et Vélo peut répondre à sa mission de promouvoir le pèlerinage de longue randonnée comme exercice spirituel en émergence.Ann Sieben - Notre-Dame-de-Québec Comme nous le disions, loin d’être une mode, le pèlerinage est une démarche spirituelle montante. Il est important que le pèlerin puisse trouver appui dans cette expérience qui le touche et le rejoint dans toutes les dimensions de son humanité. Le pèlerinage c’est plus qu’une marche, c’est une démarche!Ann Sieben - Basilique Ste-Anne

En terminant, nous souhaitons à Ann tout le meilleur dans la poursuite de sa mission. Sur cette route, chaque jour, elle accomplit un peu plus  son sanctuaire intérieur, cet espace en elle qui croit en la bonté et la beauté du monde et qui nous invite à manifester le meilleur de nous-mêmes.

Bottes et Vélo - Emblême

Merci Ann d’être passée dans nos vies!

Éric Laliberté et Brigitte Harouni

Passer la Porte Sainte après 5000 km de marche…

Jeudi 24 mars. Vers midi, nous avons rejoint Ann Sieben au Sanctuaire Ste-Thérèse-de-Lisieux, à Beauport. Le recteur du sanctuaire, Réjean Lessard, nous y attendait chaleureusement avec toute une équipe de bénévoles pour souligner le passage d’Ann. Nous étions une douzaine à la rejoindre pour partager avec elle une étape  marquante de son pèlerinage : notre marche de 13 km allait débuter par le passage de la Porte de la Miséricorde du sanctuaire de Beauport, pour se terminer par le passage de la Porte Sainte de la Basilique-cathédrale Notre-Dame-de-Québec, la seule en Amérique.

Ann Sieben - Porte SaintePasser le seuil d’une porte, c’est entrer dans la demeure de quelqu’un. C’est se laisser accueillir dans son univers. Pour le pèlerin en marche, c’est trouver un endroit où se déposer en toute confiance, un lieu de repos et d’amour. Chaque journée du pèlerin se termine par une porte sainte qui s’ouvre pour lui…

Après 5000 km de pèlerinage à pied, franchir la Porte Sainte, c’est le condensé d’une vie qui s’apprête à entrer dans la demeure de Celui qui nous accueille de manière inconditionnelle, sans exigence aucune. Avant d’y entrer, le pèlerin dépose son fardeau, nul besoin de le porter avec lui, nul besoin de tout prévoir. En bon Parent, Il nous veut tout simplement auprès de lui. Franchir le seuil de cette porte est le symbole qu’il est possible de passer d’un lieu à un autre : du rejet à l’accueil; de la solitude à la rencontre; de l’être blessé au pardon…

C’est dans l’esprit de cette démarche pèlerine que nous avons accompagné Ann et que nous sommes entrés dans les célébrations du Triduum Pascal. Avec elle, nous avons pu prendre part à cet événement unique qui l’a conduite jusqu’ici. C’est toute une équipe de bénévoles qui l’attendaient en compagnie de : Ann Sieben - Arrivée à la Porte Sainte de QuébecFrançois Miville-Dechênes, directeur des communications de la basilique, celui qui depuis plusieurs mois contribue grandement à faire la promotion du pèlerinage de longue randonnée à travers ce projet; soeur Hélène Bastarache, qui a su orchestré l’accueil d’Ann et l’a invité à prendre part à la célébration du Jeudi Saint; Denis Bélanger, curé de la paroisse Notre-Dame-de-Québec, qui s’est fait un hôte chaleureux et attentionné. Grâce à la générosité de toutes ces personnes, et de celles qui les ont précédées en différents lieux de ce pèlerinage, Ann est arrivée à Québec porteuse de ce message qui l’habite profondément: la paix dans le monde est une chose pour les grands de ce monde. La paix entre chacun de nous est l’affaire de nous tous.

Aujourd’hui, vendredi saint, Ann participera à la célébration de la Passion à Notre-Dame-de-Québec en après-midi. En soirée, nous vous invitons à vous joindre à elle pour la marche œcuménique qui aura lieu dans le Vieux-Québec. Le rendez-vous est 18h30 à l’église Chalmers-Wesley United Church – 78 Rue Sainte-Ursule, Vieux-Québec. C’est avec plaisir que Bottes et Vélo vous y attendra.

Samedi, Ann reprendra la route en direction de Château-Richer. Puis, dimanche matin, ce sera la montée finale en ce temps pascal vers l’ultime objectif d’Ann Sieben : La Basilique Ste-Anne-de-Beaupré. Pour cet événement, voici les informations à retenir pour ce dimanche 27 mars:

  • 8h00 – Rassemblement des pèlerins marcheurs avec Ann Sieben à l’église de Château-Richer.
  • 8h30 – Départ de l’église de Château-Richer et marche avec le groupe de pèlerins vers la Basilique Ste-Anne (10 km).
  • 11h00 : Arrivée du groupe à la basilique pour la célébration de Pâques
  • Après la célébration : Repas festif ($) du groupe de pèlerins en compagnie d’Ann Sieben.

N’oubliez pas de vous inscrire sur le site de Bottes et Vélo! (Cliquez ici)

Au plaisir de vous retrouver en grand nombre pour souligner cet événement et célébrer cette Pâques avec vous tous!Bottes et Vélo - Emblême

Éric Laliberté et Brigitte Harouni

Agrandir par en-dedans

Jeune, j’aimais courir, sauter, faire des bonds et cabrioles…
On ne peut danser sans cet amour de l’espace…
Gene Kelly
On finit tous par manquer d’espace. Les objets s’accumulent sans cesse dans nos vies. Mais vient un temps où on a beau faire des pieds et des mains, il n’y a plus rien à faire : l’espace nous manque! Le garage est plein, le sous-sol refoule jusqu’à la porte du palier, les placards débordent, la trappe du grenier n’ouvre plus. Dans ces moments, il n’y a plus qu’une seule solution : agrandir par en-dedans!

Grands espacesAgrandir par en-dedans? Oui! Créer de l’espace neuf pour que circule librement ce que nous croyons posséder et qui finit trop souvent par nous posséder : se désencombrer! Le désencombrement est à la base de l’expérience pèlerine. Vider l’excédent de notre sac à dos. Le vider de nos insécurités, de nos inquiétudes, de nos peurs, pas seulement pour l’espace que cela génère, non, pour habiter ce vide l’espace d’un moment.

On le sait tous, la nature a horreur du vide et il n’y a rien de plus naturel qu’un humain. Nous avons tous peur du vide. Il nous donne le vertige. Il nous ébranle jusque dans nos entrailles. Cette absence nous fait souffrir. Alors, pour ne pas souffrir, nous la faisons taire en la comblant rapidement. Curieusement pourtant, nous souffrons tous d’engorgements. Nos vies débordent de partout, souvent à l’excès, et pourtant notre trop-plein parle continuellement d’un manque que nous comblons sans arrêt. Nous faisons toujours plus par peur du manque. Nous sommes si ancrés dans cette manière de faire, qu’il ne nous viendrait même pas à l’esprit de faire moins pour être plus…

Pourquoi? Dans l’absence, je crains la souffrance. Dans le vide, je suis confronté à moi-même, à mes sens, à mes sentiments. Dans l’espace de l’absence, je m’expérimente sans artifice : rien pour enjoliver, maquiller, illusionner. Je me retrouve face à moi-même. Un face à face dans lequel mon esprit aura pour premier réflexe de s’emballer : « Je dois faire quelque chose! » Vite combler ce vide intérieur, le faire taire rapidement. Le malaise qu’il provoque est si grand, si inconfortable, que je ne peux le tolérer. On ne m’a jamais appris à vivre avec le manque. On ne m’a jamais appris à faire connaissance avec lui. On m’a appris à le craindre. Je l’ai toujours fui. La seule réaction qui me vienne est celle de le combler : combler le vide de mon estomac, le vide de mes silences, le vide de ma tête, le vide de mon cœur, le vide de ma solitude, etc. Tous les vides, je les comble naturellement et rapidement.

PlagePourtant, les pays qui éprouvent les plus grands vides matériels, et dont les besoins de base sont parfois difficilement comblés, ont le plus bas taux de suicide. Alors que nous, pays nord-américains et européens, comblés dans tous nos excès, avons le plus haut taux de suicide. Est-ce bien le vide qui fait souffrir?

Avons-nous déjà pris le temps d’habiter nos manques, de nous familiariser avec eux? En eux se cachent toute une richesse qui pourrait contenir le goût de la satisfaction. C’est dans l’espace de ce vide qu’une vérité cherche à se dire. Toutefois, cette vérité je ne l’entendrai pas si je m’empresse de faire taire la sensation qu’elle fait naître en moi. Il est facile de berner mon corps… Combien de fois avez-vous entendu cette expression : « manger ses émotions »?

Par le vide que je crée en moi, je crée l’espace nécessaire pour que la vie circule librement et de manière satisfaisante. C’est par le vide de mes poumons que je peux respirer. Si je retiens mon souffle, par peur de manquer d’air, et ne fais qu’avaler l’air sans jamais expirer, je vais mourir. Même chose si je cherche à combler l’espace de mes poumons sans consentir à réfléchir ce désir d’air. Je pourrais alors les combler d’eau simplement pour les combler. C’est-ce qui se produit d’ailleurs si je suis sous l’eau et que je manque d’air. Mon corps cherche à respirer malgré tout. Je dois non seulement consentir au vide de ma respiration pour combler mon désir de vivre, mais aussi le combler avec ce qui me fera vivre.

Par ailleurs, et paradoxalement, franchir la limite stressante de l’absence permet de réduire de manière considérable notre stress. Nous générons une grande part de stress à refuser d’entrer dans l’inconfort du manque. Nous sommes toujours dans l’action. Et si la solution était dans l’inaction? Pourquoi ne pas laisser le cours du temps me désencombrer? Laisser le temps faire son travail sans chercher à remplir l’espace qui vient de se vider. Danser la vieLaisser s’installer un vide qui me donnerait à entendre ma vie autrement qu’à travers les clichés de la consommation et des médias. Couler avec le fleuve de la vie, sans chercher à retenir par peur du manque…

Agrandir par en-dedans, se désencombrer, permet de redécouvrir l’immensité, la grandeur de notre intériorité, tout l’espace de notre sanctuaire intérieur. Comme le danseur, pour que ma vie danse, j’ai besoin d’espace en moi et autour de moi. Le plaisir est dans l’espace désencombré. Désengorgé du dedans, je peux entrer en contact avec mes sens, mes sentiments, mes émotions. Dans le silence du vide qui m’habite, je trouve l’espace pour écouter ce qui cherche à s’y dire. C’est de ce lieu que s’élève la musique qui fait danser le danseur. N’est-ce pas sur cette voie que nous entraîne tout le mystère pascal…?Bottes et Vélo - Emblême

Éric Laliberté

 

Ann Sieben chez les Bleuets!

C’est hier matin, par un ciel bleu et ensoleillé, qu’Ann Sieben arrivait à l’Ermitage St-Antoine de Lac-Bouchette, au Lac St-Jean. Après avoir parcouru une route des plus hasardeuse pour le marcheur, la route 155 entre La Tuque et Lac-Bouchette, la pèlerine de l’hiver nous attendait sur le perron de l’église. Pour l’occasion, un groupe de 20 marcheurs était présent pour l’accueillir chaleureusement. Père France Salesse, recteur de l’Ermitage, Louis Gagné, directeur, et Marilou Desbiens, responsable des communications, ainsi que Père Michel Gagné se sont joints à cette marche et c’est dans le plus pur esprit pèlerin que nous nous sommes lancés en direction de l’Ermitage. Sourires et bonne humeur étaient au rendez-vous!
Ann Sieben et France Salesse

Ann Sieben en compagnie de France Salesse, recteur de l’Ermitage St-Antoine

Connaissez-vous l’Ermitage St-Antoine? C’est un site à découvrir! Situé dans un environnement des plus magnifique, légèrement en surplomb et bordant le lac, l’Ermitage offre au regard l’immensité de ses paysages naturels. L’ambiance qui y règne nous plonge avec douceur au cœur d’une nature qui dégage paix et sérénité. Tout invite à l’intériorisation! Une ambiance qui n’est pas sans lien avec la présence des Capucins sur les lieux. L’accueil fraternel de la communauté et leur bienveillance à l’égard des gens qu’ils reçoivent est dans la plus pure tradition franciscaine. (Pour visiter le site de l’Ermitage: http://www.st-antoine.org/fr )

Au cours de ce passage à l’Ermitage, nous aurons appris qu’Ann projette déjà ses prochains pèlerinages. L’été prochain elle marchera avec un groupe de séminaristes, depuis Rome jusqu’à Cracovie pour les Journées Mondiales de la Jeunesse. L’hiver prochain, c’est au Japon que ses semelles de pèlerine iront battre les chemins. Pourquoi le Japon? Elle nous raconte que l’histoire religieuse du Japon et du Canada est marqué par un lien commun: la présence des Jésuites. C’est à la poursuite de cette présence missionnaire, à l’époque fondatrice du Canada, qu’Ann traversait l’Amérique du Nord cette année. Son pèlerinage au Japon se fera donc en continuité avec le parcours de cette année.

Ann Sieben en marche vers l'ErmitageDimanche matin, Ann reprendra la route en direction de Roberval. Notre pèlerine qui abat et enchaîne les kilomètres d’une manière phénoménale a décidé de faire le tour du Lac St-Jean avant de revenir sur Québec. Soyez sans crainte, nous sommes parvenus à la convaincre de ne pas traverser le Parc des Laurentides à pieds! Elle marchera jusqu’aux abords du parc et le lendemain demandera à être déposée au Camp Mercier. De là, elle marchera vers Ste-Brigitte-de-Laval.

De notre côté, le prochain rendez-vous est fixé au 24 mars à midi. Nous vous invitons à venir vous joindre à Ann pour une marche de 13 km depuis le Sanctuaire Ste-Thérèse-de-Lisieux, à Beauport, jusqu’à la Basilique-cathédrale Notre-Dame-de-Québec. Pour les marcheurs qui le désirent, vous pourrez vous joindre à nous pour prendre le repas du soir en compagnie d’Ann. Vous trouverez tous les détails de cette journée sur le site de Bottes et Vélo à la page d’Ann Sieben : http://bottesetvelo.com/bottes-et-vélo—ann-sieben. N’oubliez pas qu’il est important de vous inscrire à cette activité pour que nous puissions comptabiliser le nombre de participants et le nombre de repas pour ceux et celles qui désirent casser la croûte en compagnie d’Ann à la fin de la journée.

Cette belle aventure se poursuit donc!Bottes et Vélo - Emblême

Éric Laliberté

Traverser nos rigidités

La seule chose qui soit certaine à l’avenir,
c’est que la rigidité engendrera des catastrophes.
Arno Penzias
Nos rigidités sont comme une barrière dans nos vies. Elles nous empêchent d’avancer. Plus on s’entête, plus on résiste et plus on se blesse! Pas seulement nous, mais parfois aussi tous ceux qui nous entourent. Eux aussi écopent de notre manque de flexibilité. Nos rigidités causent de nombreux dommages collatéraux…

RandonnéeCette rigidité le pèlerin l’expérimente jusque dans son pas. En voulant maintenir une cadence qui corresponde aux objectifs qu’il s’est fixés, souvent le pèlerin marchera d’un pas raide, inflexible. Sous cette rigidité, ce sont non seulement ses pieds qui subiront le choc, mais également tout son corps qui s’en ressentira. Sans se rendre compte, mû par une idée fixe c’est tout notre corps qui se raidit.

« Je me souviens très bien de mon premier pèlerinage sur le Chemin de Compostelle. Par rigidité, je me suis blessé et ces blessures m’ont suivies des Pyrénées jusqu’à Finisterre. J’avançais les muscles tendus vers un seul but : Santiago de Compostella! Non seulement cet objectif durcissait mon pas, mais aussi toute l’idée que je me faisais de moi. Je me comparais sans cesse aux autres pèlerins et je me devais d’être à la hauteur. Cette exigence que je m’imposais me rendait la vie pénible et pourtant je m’y accrochais comme si j’avais quelque chose à prouver. »

Le pèlerin devrait toujours avoir en tête cette fable de Lafontaine : Le chêne et le roseau. Comme pour le chêne, il y a de ces situations dans la vie qui viennent nous renverser et nous fendre de part en part pour nous toucher le cœur. Chemin du Puy-en-VelayComme si tout notre corps se devait d’être rompu pour venir à bout des résistances que nous nous imposons; de ces rigidités que nous croyons devoir maintenir pour sauver la face. Comme s’il y avait quelque chose à gagner à force de vouloir avoir raison! Pourtant, les plus belles batailles se gagnent dans la souplesse : souplesse envers soi-même, souplesse envers les autres…

« Je mets souvent longtemps avant de me rendre compte que je résiste, que tout mon corps se contracte devant mes exigences : j’échafaude des plans, je me fais des idées sur la manière dont les choses devraient se dérouler, je formule des attentes, j’exige un certain rendement de ma part, j’ai un rôle social à maintenir! Tant que je n’admettrai pas me tenir sur le terrain de mes rigidités, je me battrai pour elles et mon âme ne sera pas en paix. »

Par chance, tout mon corps me parle. Même si je mets parfois du temps à l’écouter et que je dois parfois attendre d’être mis au plancher, complètement sonné, pour admettre que je fais fausse route – toute ma chair m’invite à la prise de conscience. Face à celle-ci, mon corps finit toujours par se rompre et me ramener à l’évidence : la vie avance avec souplesse. Si ce grain ne pousse pas ici, il le fera ailleurs. Si ce cours d’eau est bloqué, il se frayera un autre chemin. En moi est semée la vie et celle-ci demande à grandir. Si j’y suis attentif, si j’y suis à l’écoute, elle m’indiquera la bonne route. Comme le cours d’eau, ma vie s’accomplit avec justesse lorsqu’elle coule avec la Vie.

Au cours de sa longue marche, le pèlerin apprend et progresse dans la souplesse. Comme le roseau, le pèlerin fait preuve d’adaptation. Il apprend à suivre le cours du vent, le cours du temps. S’il s’épuise, il s’arrête pour se reposer. Si la pluie devient trop abondante, il se met à l’abri. S’il est perdu, il s’arrête le temps de retrouver son chemin. Compostelle - Camino FrancesEn avançant avec souplesse, il découvre dans ses plans détournés que la vie peut lui révéler de bien belles choses. Il ne vit plus dans l’urgence de l’accomplissement. Il recherche le meilleur – le plus grand bien! – et sait remettre à plus tard ce qui ne peut être fait immédiatement. Le pèlerin grandit dans la souplesse de son expérience pèlerine. Autrement, il ne fait qu’avancer en souffrance et dans le désir d’anesthésier cette souffrance. Il ne veut plus l’entendre alors qu’elle aurait tant à lui apprendre…

« C’est par ce détour que j’ai pu admirer ce magnifique point de vue sur la vallée. Je ne l’aurais pas vu si j’étais resté dans la colère de la rigidité qui tempêtait dans mon cœur. C’est en m’arrêtant pour prévenir cette douleur à la cheville que j’ai pu faire cette rencontre inattendue. C’est en cessant de me croire indispensable que ma vie est devenue plus agréable et plus détendue… »

En écoutant ce qui se dit dans la souffrance, il ne s’agit pas de souffrir pour souffrir. Il s’agit d’être à l’écoute pour orienter son pas selon les signaux perçus. Dès l’instant où je prends conscience de mes résistances, tout mon corps se relâche et se détend. Ma vie devient plus agréable. Mes rigidités ne disparaissent pas pour autant. J’apprends seulement à en avoir conscience. Elles ont alors moins d’emprise sur moi et tout mon être gagne en liberté.Bottes et Vélo - Emblême

Éric Laliberté

Notre-Dame-du-Cap accueille Ann Sieben

Ann est arrivée ce mercredi 2 mars, en plein blizzard, au sanctuaire du Cap-de-la-Madeleine. Bottes et Vélo a marché avec elle les derniers kilomètres de cette journée. Pour l’occasion, Pierre Montreuil, responsable des communication au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap (SNDC), s’est joint à nous. Parti à pied de Denver, le 1er novembre dernier, il s’agit du deuxième arrêt d’Ann Sieben dans son pèlerinage voulant rejoindre les 5 Sanctuaires Nationaux du Québec d’ici Pâques, le 27 mars.
Ann sieben devant le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap

Dû à la tempête, nous n’avons pu être à l’heure pour accueillir Ann. Nous sommes donc arrivés avec 45 minutes de retard et c’est Pierre Montreuil qui s’est chargé de l’accueillir au musée des Ursulines en compagnie de Daniel Cournoyer, conseiller municipal à la ville de Trois-Rivières. Pour l’occasion, les médias locaux étaient présents ainsi que des journalistes de la radio et de la télé de Radio-Canada. Nous avons pu rejoindre Ann juste au moment ou elle terminait les entrevues. Nous avons alors pris la route avec elle à travers le Vieux-Trois-Rivières. Le temps s’étant calmé, c’est par une douce journée d’hiver que nous avons pu terminer cette journée de pèlerinage avec Ann qui était encore une fois tout sourire.

Ann sieben - Parc du Sanctuaire Notre-Dame-du-CapÀ notre arrivée au SNDC, nous avons fait avec elle le tour du parc du sanctuaire et Pierre nous a partagé les grands moments historiques qui font de ce lieu un sanctuaire: 1) Le pont de glace qui s’est formé en mars. Cet événement s’est produit alors que la température était clémente et que les paroissiens désiraient transporter des blocs de pierres en provenance de la rive sud du fleuve pour la construction de l’église paroissiale. C’est après une neuvaine qu’une embâcle se serait formée et que celle-ci aurait généré l’espace nécessaire pour la formation du pont de glace. 2) Trois témoins (dont le Bx Père Frédéric Janssoone) auraient observé la statue de la Vierge, dans la chapelle historique, alors que celle-ci aurait ouvert les yeux pendant une quinzaine de minutes. Le site du sanctuaire et tout particulièrement le parc sont un endroit magnifique, en bordure du fleuve, qui se prête bien à la méditation et où il est agréable de marcher à tout moment de l’année.

Pierre-Olivier Tremblay, Ann Sieben et Daniel Cournoyer

Notre visite s’est terminée en invitant Ann à prendre un bon café noir comme elle l’aime. Juste après, nous nous sommes dirigés vers la chapelle historique, pour la célébration de 16h. Pierre-Olivier Tremblay, recteur du SNDC, nous y attendait en compagnie de Daniel Cournoyer qui a apposé le sceau de la ville de Trois-Rivières sur la crédencial d’Ann. TVA était sur place pour immortaliser l’événement.

En soirée, c’est autour d’un bon repas que nous avons été reçus en compagnie des pères Oblats du sanctuaire. Ann a pu alors prendre la parole, partager son expérience de pèlerine et le désir qui l’habite à travers ses pérégrinations. Comme elle le dit: « La paix dans le monde, ce n’est pas mon affaire. C’est trop vaste, trop grand. Ce qui m’intéresse, c’est la paix entre les personnes. » Par son pèlerinage, Ann désire contribuer à la paix dans le monde une personne à la fois.

Demain, Ann reprendra la route en direction de Shawinigan et La Tuque,  pour se diriger ensuite vers l’Ermitage St-Antoine de Lac-Bouchette où elle arrivera le vendredi, 11 mars. Cette section est très difficile dans son pèlerinage puisqu’il y a très peu d’endroit où être hébergé. Si vous pouvez l’aider, lui offrir le gîte où lui indiquer un endroit où dormir lorsque vous la croiserez, c’est un geste qu’elle apprécierait grandement, tout particulièrement entre La Tuque et l’Ermitage St-Antoine.

Pour les gens qui voudraient se joindre à Ann, il y aura un rassemblement à l’église de Lac-Bouchette, à 10 h le vendredi 11 mars, et de là nous pourrons marcher avec elle jusqu’à l’Ermitage et assister à la célébration de 11h. Il s’agit d’une petite marche de 3 km. Pour vous inscrire à cette activité, cliquez sur ce lien: http://bottesetvelo.com/bottes-et-vélo—ann-sieben

Au plaisir de vous retrouver en grand nombre!Bottes et Vélo - Emblême

Éric Laliberté

 

Ann Sieben – The Winter Pilgrim – de Denver à l’Oratoire St-Joseph

Ann Sieben – The Winter Pilgrim – portait bien son nom aujourd’hui et l’hiver l’attendait de plein pied! Mais l’hiver étant ce qu’il est cette année, au cours des derniers kilomètres elle aurait pu tout aussi bien se prévaloir du titre: « The Rainy Pilgrim ». Haha! En effet, malgré un début de parcours sous la neige, c’est tout détrempés que nous avons fait notre entrée à l’Oratoire St-Joseph du Mont-Royal.

Brigitte Harouni et Ann SiebenMais, malgré l’humeur maussade de Mère Nature, c’est un accueil des plus chaleureux et fort sympathique qui attendait Ann. Toute l’équipe qui avait préparé son arrivée était rassemblée autour du Père Claude Grou, recteur de l’Oratoire, pour souligner sa détermination et sa foi à travers ce périple. Après une brève visite de la crypte et du tombeau de Saint frère André (une visite de l’ensemble du sanctuaire qui se poursuivra jeudi), nous nous sommes tous dirigés vers le Pavillon Jean XXIII pour un bon repas.

Autour de la table, les questions fusaient de toutes parts et Ann était intarissable: une véritable conteuse! Elle enchaînait les anecdotes les unes après les autres en nous faisant traverser les 44 pays qu’elle a visités au cours de ses nombreux pèlerinages. C’est toute sa foi en l’humanité qui porte chacun de ses pèlerinages et la conduit bien au-delà du sanctuaire comme lieu physique. Le sanctuaire qui habite Ann, sa foi dans la bonté de l’humanité, dépasse tout bâtiment. Il se construit et s’accomplit, un peu plus chaque jour, dans chacun de ses pas.

Au cours de ce repas, nous avons également pu en apprendre davantage sur le projet The Society of Servant Pilgrims. Nous savons maintenant que cette société est bel et bien un nouvel ordre religieux qui sera fondé avec la participation, le soutien et l’accord de l’archevêché de Denver. Un projet qui s’inspire de la tradition franciscaine en reprenant ces paroles si chères à François d’Assise: « le privilège de la pauvreté ». Ann Sieben - Oratoire St-Joseph (Montréal)C’est le propre du pèlerinage que de vivre avec peu et ce privilège dont parle François d’Assise exprime toute la liberté que procure la non-possesion. C’est de ce mode de vie dont se prévaut Ann depuis presque dix ans et cela lui sied bien. Comme elle le disait à son arrivée à l’Oratoire: « Je suis la plus heureuse des pèlerines! »

Au cours des prochaines semaines, nous vous invitons à suivre les pérégrinations d’Ann au Québec. Le prochain point de ralliement sera au Parc Portuaire de Trois-Rivières (près du grand sapin de métal) le mercredi 2 mars, à midi. De là, nous marcherons jusqu’au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, une marche de 7 km. Pour ceux et celles qui le désirent, il sera possible de prendre le repas du soir avec Ann. Pour nous permettre de comptabiliser le nombre de participants et le nombre de repas, vous pouvez vous inscrire en vous rendant sur le site de Bottes et Vélo à la page suivante: http://bottesetvelo.com/bottes-et-vélo—ann-sieben.

Vendredi le 26 février, Ann quittera Montréal en direction de Repentigny. Si vous la croisez, n’hésitez pas à la saluer ou même lui offrir l’hospitalité. Vous vous offrirez, de part et d’autre, une très belle soirée!

Bonne route!Bottes et Vélo - Emblême

Éric Laliberté